La minute RSE : le rapport RSE 2016 est sorti !

 

L’invité de l’édition 2016 est  Jean-Philippe Defawe, journaliste au Moniteur des Travaux Publics, son retour sur le Prix de l’Innovation CHARIER …

F7P1pAfzJean-Philippe DEFAWE est journaliste, responsable de la rédaction du Moniteur pour l’Ouest et le Centre de la France. Plusieurs fois par an, il est amené à rencontrer les équipes CHARIER au cours d’évènements importants qui méritent d’être partagés par la profession. A l’occasion du 1er Prix de l’Innovation qui s’est déroulé en 2016 au sein de l’Entreprise CHARIER, il a été pressenti comme membre du jury, catégorie innovation technique et/ou environnementale. Il nous livre dans cet interview ses impressions sur cette expérience...

Comment avez-vous vécu l’expérience du Prix de l’Innovation ?
JPD : Comme journaliste spécialisé dans le BTP, j’ai la chance de participer à de nombreux jurys. En tant qu’observateur du marché, c’est pour moi une excellente occasion de prendre le pouls dans des domaines variés allant de l’architecture aux travaux publics. Ce qui m’a le plus surpris dans le Prix de l’Innovation organisé par CHARIER, c’est l’implication de toute l’entreprise, des services organisateurs aux dirigeants, en passant bien sûr par les candidats qui ont dû présenter leurs projets en audition devant le jury. L’exercice n’est jamais facile, surtout pour des compagnons qui sont au quotidien sur les chantiers.

En quoi ce prix est-il original ?
JPD : Ce genre de prix existe déjà, mais uniquement chez les majors du BTP. A ma connaissance, il n’y a pas d’équivalent dans les entreprises familiales de taille comparable à CHARIER. Cela peut vouloir dire deux choses : que CHARIER commence à jouer dans la cour des grands, mais surtout que le niveau d’innovation est suffisamment important en interne pour que l’entreprise prétende organiser un tel prix. Parce que ce n’était pas du marketing ! Petites ou grosses, toutes les innovations en étaient de bien réelles.

Comment avez-vous perçu les innovations présentées ?
JPD : Je n’ai pas pu les découvrir toutes, mais de celles qui m’ont été présentées je retiens surtout le fait que quasiment toutes étaient dictées par un bon sens comme seuls des professionnels de terrains peuvent en avoir. Un bon sens technique bien sûr, mais aussi économique car tous les projets étaient estimés financièrement. Enfin, au-delà des innovations elles-mêmes, j’ai également été surpris par les candidats et leur implication dans leur métier. C’est souvent le cas dans notre secteur, notamment dans les entreprises familiales, mais on sentait que certaines innovations avaient dû occuper les pensées des candidats bien au-delà des 35 heures hebdomadaires réglementaires. 
 
Par rapport au secteur du TP, à son contexte géographique, que pensez-vous des pistes d’innovations de ce secteur ?
JPD : Il n’y a pas de hasard et, parmi les pistes d’innovation, nous allons retrouver les trois piliers du développement durable : la dimension environnementale, la dimension sociale et la dimension économique. Beaucoup d’innovations, comme celles visant à minimiser l’impact des chantiers auprès des habitants, combinent souvent les trois. Concernant le contexte géographique, mon sentiment est qu’ici, dans l’Ouest de la France, nous devons profiter de la proximité du littoral pour renforcer notre savoir-faire dans le maritime. La France dispose du deuxième domaine maritime mondial, derrière les États-Unis. Notre industrie, notre ingénierie, nos travaux publics doivent saisir cette chance comme cela peut être le cas avec l’éolien offshore par exemple. En tout cas, sur terre ou en mer, les entreprises de travaux publics doivent absolument encourager cette culture de l’innovation. C’est vital pour les entreprises, mais aussi pour l’image de l’ensemble du secteur des travaux publics.
 
 
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